Sport -

Publié le 23/08/2010 | 11:33

FOOTBALL. Paris pas vernis

Par Benoît JOURDAIN

Paris s’est incliné dimanche soir face à Bordeaux (1-2). Si les Parisiens ont largement dominé les débats, les Bordelais se sont montrés plus réalistes.

Guillaume Hoarau a beau serré le poing après son égalisation, Paris s’inclinera en fin de match - FRED DUFOUR ©AFP Pour son premier choc au Parc des Princes cette saison, le PSG avait l’occasion de confirmer ses bonnes dispositions du début de saison face à Bordeaux. Antoine Kombouaré alignait son équipe-type et pendant trente minutes, ses hommes ont confisqué le ballon, mais on fait preuve d’un manque flagrant de réalisme. Plusieurs fois Mevlut Erding s’est avancé seul devant Cédric Carasso mais a pêché par gourmandise (tentative de grand pont sur le gardien bordelais en première mi-temps) ou excès d’individualisme. Plutôt en jambes, Guillaume Hoarau a également eu des occasions, il est même l’auteur de l’égalisation à la 76e minute sur un service de Ludovic Giuly. Avant cela, Alou Diarra avait ouvert le score sur corner suite à une hésitation coupable de Grégory Coupet. Ces erreurs, ces ratés, Antoine Kombouaré préfère les oublier pour mettre en avant l’état-d’esprit de son équipe. "Je n’ai rien à reprocher aux joueurs. C’est la loi du foot. On perd car on est tombé sur une équipe hyper-réaliste qui a bien joué le coup. C’est le match des occasions ratées avec des situations qui se répètent au niveau offensif. Des fois il faut savoir se contenter du nul. Sur ce match, il y a une énorme déception en termes de résultat. Mais sur la façon de jouer, de défendre, de se procurer des occasions, c’est super intéressant. On fera ensuite sereinement l’analyse", a-t-il déclaré.

Ciani marque pour son retour
Côté bordelais, pendant la domination parisienne, les joueurs de Jean Tigana ont fait le dos rond se reposant sur leur arrière garde pour ne pas sombrer. Benoît Trémoulinas s’est montré beaucoup moins offensif qu’à l’accoutumé. Michaël Ciani qui revenait après deux matches de suspension a eu du boulot face aux courses de Mevlut Erding et au jeu de tête de Guillaume Hoarau. Il a tenu le choc et fait même mieux en offrant la victoire à son club en toute fin de match, à la dernière minute du temps additionnel. Il a repris victorieusement de la tête un corner de Yoann Gourcuff anéantissant les derniers espoirs parisiens. La joie girondine était inversement proportionnelle à la déception parisienne. Toutefois, l’entraîneur francilien a tenu a relativisé. "Ce qui m’importe, c’est la capacité qu’on aura à relever la tête. On n’est qu’à la 3e journée. Il faut du caractère pour faire ce métier. C’est dur, les joueurs n’entendant pas toujours. Le jeu appelle la faute. Ce qui compte, c’est les intentions. Et elles ont été bonnes, on a eu envie de jouer ensemble. Ce qui m’intéresse est devant nous", a-t-il prophétisé. Surtout si son équipe réitère ce genre de performances…

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