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Publié le 27/07/2010 | 12:20

UNESCO. La Réunion joue ses dernières cartes

Par Maité KODA

Une délégation réunionnaise défend actuellement au Brésil la candidature des "Pitons, cirques et remparts de la Réunion" au patrimoine mondial de l’Unesco.

© DR Les Réunionnais ont encore une semaine pour tenir leurs doigts bien croisés. C’est ce week-end que le comité de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) choisira les nouveaux sites à inscrire à son patrimoine mondial.

La concurrence est rude
La délégation réunionnaise s’est donc envolée pour Brasilia ou se joue la compétition. A charge pour elle de défendre la candidature des « Pitons, cirques et remparts de la Réunion ». Un volcan toujours en activité, des paysages verdoyants, des falaises maritimes… L’ensemble représente des richesses incontestables mais qu’il faudra pourtant défendre d’arrache-pied, tant la concurrence des 30 autres sites naturels ou culturels, des bagnes australiens à l’atoll Bikini, est rude.
"Certains de nos conteurs qualifient la Réunion de perle de l’océan Indien. On va présenter une perle verte avec un petit toit bleu, aussi grand que l’océan Indien. C’est là que se trouve le challenge", résume  Daniel Gonthier, président du parc national de la Réunion au micro de RFO Radio.

Une délégation bien voyante
Sur place, la délégation réunionnaise est très nombreuse, peut-être trop, comme s’en inquiète Olivier Robinet, directeur du parc national de la Réunion, interrogé par RFO Radio. « On vient d’avoir une réunion de travail avec un représentant de la délégation française. Il nous a conseillé de rester très discrets. La délégation réunionnaise est une des plus grosses délégations présentes ici à Brasilia. Je crois que c’est à la fois un atout, parce que ça nous permet d’avoir des compétences  dans tous les domaines. On a des scientifiques de haut niveau, les représentants des élus de toutes les collectivités, du personnel du parc… C’est très bien. Mais en même temps, on évite d’indisposer certains qui pourraient être un peu choqués en cette période de crise qu’il y ait une délégation aussi importante qui vienne de l’autre bout du monde », assure-t-il.

A ce jour, 890 sites sont déjà inscrits au patrimoine de l’Unesco. Parmi eux, seulement 176 sites naturels. C’est donc là que l’île Bourbon, qui propose une candidature de site naturel, a une carte à jouer. Si sa candidature est retenue, nul doute que les conséquences, notamment touristiques de cette inscription seraient les bienvenues.

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