Pour la deuxième journée consécutive, Le Quotidien de la Réunion n’est pas paru mercredi, en l’absence de négociations entre la direction et le personnel gréviste.
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Déclenchée lundi, la grève portant sur des revendications salariales est suivie par la quasi-totalité des 75 journalistes de la rédaction et plus de la moitié des employés de la société d’édition SAS le Quotidien.
0,5% d’augmentation
Ils réclament une revalorisation sous forme de prime (3.000 euros annuels) ou d’augmentation de salaires (150 euros nets mensuels), d’un coût total d’environ 200.000 euros pour la société, selon l’intersyndicale CFDT-CGC-CGTR-SNJ.
La direction n’a consenti jusqu’à présent qu’une avance de 0,5% à valoir sur les négociations de branche de la presse quotidienne départementale. "Elle s’est opposée à toute autre augmentation, invoquant une baisse du chiffre d’affaires au cours de l’exercice 2009", a indiqué le délégué général SNJ et porte-parole de l’intersyndicale, Yannick Bernardeau.
30 000 exemplaires
Sollicitée par plusieurs médias, la direction a refusée de s’exprimer jusqu’à présent sur le conflit.
Des négociations doivent s’ouvrir jeudi entre la direction, représentée par M. Thierry Benbassat, directeur général et directeur de la publication, et les représentants du personnel, après une rencontre mardi soir entre les grévistes et le fondateur et président du journal, M. Maximin Chane Ki Chune.
Le journal ne devrait pas paraître au moins jusqu’à cette date. Le Quotidien de la Réunion, fondée en 1976, est le plus fort tirage (plus de 30.000 exemplaires) des trois quotidiens de l’île.
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