Dans un rapport confidentiel sur la gestion de la commune du Tampon entre 2005 et 2010, la Cour des Comptes épingle la tenue des budgets par la municipalité gérée alors par Didier Robert.
La gestion de la mairie du Tampon par Didier Robert a été épinglée par la Chambre régionale des Comptes © Réunion 1ère 2012
La Chambre régionale des Comptes de La Réunion a épinglé la gestion de la municipalité du Tampon entre 2005 et 2010. La commune était alors gérée par l’équipe de Didier Robert, l’actuel président de la Région. La Chambre note qu’entre 2005 et 2010 "les charges de gestion ont augmenté en moyenne annuelle de 5,23%", passant de 49,6 millions d’euros à 64 millions d’euros. Pire, 59% des charges de gestion représentaient les charges en personnel, soit 37,7 millions d’euros.
Les heureux fonctionnaires en poste ont vu leur rémunération triplée en 5 ans, les non titulaires n’étant pas oubliés. Mieux, malgré de récentes titularisations, de nouveaux contrats de travail ont été signés à l’époque. La Cour signale une gestion "opaque du personnel non titulaire soulignée par des recrutements et des conditions de rémunération qui ne seraient pas transparentes". Pour Didier Robert, ces embauches sont liées à un plan de titularisation et de formation de personnels communaux en poste depuis 20 à 40 ans
L’externalisation de certains services coûteux ont fait augmenter les charges à caractère général de 8,59% en moyenne sur 5 ans. Elles représentaient un montant de 17 millions d’euros en 2010. Ainsi, le coût de la location de longue durée de véhicules a été multiplié par quinze en 5 ans, celle des "fêtes et cérémonies" par trois sur la même période. Pour ce dernier poste, la Chambre remarque qu’en 2006, plus de 300000 euros y ont été consacrés, passant à plus de 1,3 millions d’euros en 2009.
Interrogé, Didier Robert indique qu’à "aucun moment il n’y a eu de difficultés (...) de surchauffe, à aucun moment le budget n’a été présenté en situation difficile". Pourtant, la Chambre régionale des compte note une capacité d’autofinancement disponible négative pour l’exercice 2008 et 2010. Pire, le coefficient de rigidités de charges, qui prend en compte les charges de personnels, le remboursement des annuités d’emprunt et les participations par rapport aux recettes de fonctionnement, dépasse le seuil d’alerte de 58% en 2010 pour atteindre les 61%.
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