La liquidation judiciaire a été prononcée pour trois des sept entreprises du groupe placées en redressement judiciaire.
François Caillé, PDG du groupe Caillé © FTV
Fermer trois sociétés afin d’assurer la pérennité des autres sociétés du groupe Caillé. Une décision du tribunal de commerce annoncée ce mercredi lors de l’examen du dossier du groupe. Pour ces trois sociétés il faut donc mettre la clé sous la porte et se séparer de 83 salariés, ou alors procéder pour certains d’entre eux à un reclassement. Fini donc la société immobilière Guest, la société spécialisée dans le multimédia C2M, et l’entreprise de fabrication de bateaux, Cap Mascareigne. « Croyez bien que l’on a cherché. On a fait des appels répétés. Mais il n’y a pas eu d’offres de reprises pour ces activités là… Et donc on s’est retrouvé dans l’obligation malheureusement d’arrêter l’activité » dit François Caillé, le PDG du groupe, à la sortie de l’audience du tribunal de commerce de Saint-Denis. Le tribunal a donné 15 jours aux responsables pour procéder à la fermeture.
Procédure de sauvegarde
Le groupe familial basé à la Réunion depuis 1889 traverse une période délicate, à tel point qu’il a demandé le placement en sauvegarde de 45 de ses filiales. Le passif s’élèverait à plus de 300 millions d’euros.
En mars dernier, le tribunal de commerce a ouvert une première période d’observation pour 7 sociétés du groupe. Tous les deux mois un point est effectué. Cette première période s’achèvera fin septembre, le 29 plus précisément. A cette date, le tribunal devra statuer sur la poursuite ou non de ce dispositif pour 6 mois supplémentaires. Le redressement judiciaire concerne maintenant quatre sociétés. Deux d’entre elles sont toujours en attente de repreneurs. La date limite pour le dépôt d’offres de reprises est fixée au 11 août.
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