Le débat entre Alamélou et Gironcel a tenu ses promesses. Durant un peu moins d’une heure, chaque tête de liste à l’élection municipale de Sainte-Suzanne a pu défendre son programme.
L’accession de la mairie de Sainte-Suzanne déchaîne les passions entre les deux candidats du PCR © Réunion 1ère 2012
Les deux candidats ont pris a parole à tour de rôle sur des sujets variés. Ils ont pu aussi répondre aux questions des auditeurs. Chacun a pu s’exprimer durant environ 19 minutes.
La division du PCR
Pour Maurice Gironcel, il n’y a qu’un seul candidat du PCR, et c’est lui. Il demande donc aux militants communistes de voter pour sa liste qui est soutenue par le Parti. Il rappelle que s’il y a eu un élection municipale anticipée à Sainte-Suzanne, c’est parce que les élus n’ont pas tenu leur parole lorsqu’il a récupéré ses droits civiques.
Daniel Alamélou se demande où est écrit cet accord. Pour lui, son équipe est au travail depuis deux ans avec Yolande Pausé pour faire avancer les choses. Ils ne travaillent pas pour un homme. D’ailleurs des militants se sont eux aussi sentis trahis et pas respectés lorsque le conseil municipal a démissionné et les ont rejoint.
L’union avec les listes de droite
Si Maurice Gironcel s’est uni avec Eddie Adekalom, c’est parce que ce dernier est opposé à la politique de Sarkozy, même s’il a eu par le passé le soutien du parti d’Objectif Réunion. Il reconnaît "qu’on a les soutiens qu’on a" et aurait préféré que son appel au rassemblement au soir du 1er tour ait été mieux entendu.
Pour Eddie Alamélou, son but a été de rassembler le plus largement possible. Malgré le soutien qu’a eu Antonio Grondin du Nouveau Centre, il apprécie son travail dans l’opposition municipale. Il note des convergences entre son projet et celui des deux autres listes qui ’lon rejoint pour faire avancer la commune.
Cumul des mandats
Alors que le PCR préconise le non-cumul des mandats, sans que cela soit forcément appliqué par les dirigeants du Parti, les deux candidats sont unanimes. Maurcice Gironcel ne renoncerait pas à un mandat de député s’il est élu maire, tout comme Huguette Bello à Saint-Paul, Patrick Lebreton à Saint-Joseph ou Jean-Claude Fruteau à Saint-Benoît. Daniel Alamélou estime que cumuler les deux mandats est complémentaire et que de nombreux maires sont également conseillers généraux.
Quels projets pour les deux ans à venir ?
Grâce à la venue d’Eddie Adékalom sur sa liste, Maurice Gironcel a ajouté à son programme deux nouveaux projets. Avec le renforcement du CCAS (Centre communal d’actions sociales) il veut prendre en compte la détresse de la population qui peut être submergé par les factures d’eau, électricité ou de téléphone. La mise en place d’un comité pour la jeunesse permettra de prendre en compte leurs difficultés. Il prévoit également la poursuite du programme qu’il avait mené jusqu’en 2009.
Un programme que Daniel Alamélou et Yolande Pausé ont poursuivit et amélioré. Leur programme est de continuer à équiper la commune d’équipements publics, grâce à la mise en place prochaine d’un Plan local d’urbanisme (PLU). Il s’agit également de favoriser la mixité sociale dans les zones d’habitat. Le candidat reconnaît que les programmes de logements sociaux ne sortent pas assez vites de terre à son goût. La jeunesse est évidemment au cœur du programme avec l’insertion des jeunes par l’emploi.
Le Centre d’Enfouissement Technique (CET)
Maurice Gironcel attend l’arrêt préfectoral de 2014 qui fermera définitivement le CET. Il est opposé à la mise en place d’un incinérateur. Il préconise la mise en place d’une valorisation des déchets et leur traitement dans 30 déchetteries sur tout le territoire de la CINOR. Pour lui, cela pourrait créer près de 1000 emplois.
Daniel Alamélou rappelle que le CET a vu le jour sous le mandat électoral de Maurice Gironcel. Il poursuit en précisant que le plan départemental d’élimination des déchets au Conseil général est de sa compétence. Il corrige les propos de Maurice Gironcel car au niveau de la CINOR, les besoins en déchetteries ne sont que de 8 à 10.
Les employés communaux et emplois aidés
Suite à l’appel d’un auditeur concernant a mise en place d’un treizième mois comme dans d’autres communes, les positions des candidats divergent.
Maurice Gironcel est pour une discussion sur la mise en place d’un treizième mois pour les agents non titulaires. Un du qui pourrait être versé tous les ans ou réparti tout au long de l’année.
Daniel Alamélou rétorque que le 13ème mois n’est pas budgétisé par la municipalité. Il préfère continuer le plan de titularisation tous les ans ainsi qu’un plan de formation suivi. Il rappelle que 65% du budget est consacré au fonctionnement et qu’un treizième mois grèverait dangereusement les comptes de la commune.
Sur les contrats aidés, Maurice Gironcel en promet jusqu’à 600, ce qui n’est pas le cas de Daniel Alamélou. Ce dernier préfère les accorder à des assoications structurées porteuses de projets qui ont été validés en commission permanente au Département ou à la Région.
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